En Soh, 1993) alors que d’autres le confirment

En principes ce courant d’approches penche à connaitre les gainsen productivité, en finances ou en stratégies génères par le systèmed’information. Dans cette même optique, certaines de ces approches d’évaluationde la variance, s’articulent essentiellement autour de l’analyse économiquevisant à mesurer les gains de productivité liés au système d’information, alorsque d’autre se centrent sur les avantages concurrentiels que les systèmesd’information procurent.

–         Evaluation des SIfondée sur l’analyse économiqueParmi les approches fondées sur l’analyse économique, il existecelles qui tendent à constater les écarts entre les investissements mis en faveurdes systèmes et des technologies de l’information et les bénéfices deproductivité. Dans ce sens, plusieurs recherches ont été menées afin de prouver lelien entre les investissements en SI et la productivité opérationnelle etfinancières des organisations. Les résultats sont bien évidements différents,dans le mesure ou certaines études infirment qu’aucun lien n’existe entre lestechnologies d’information et la productivité (Lucas, 1975?; Turner, 1985?;Markus et Soh, 1993)alors que d’autres le confirment (Lichtenberg, 1995?;Brynjolfsson et Hitt, 1996?; Lehr et Lichtenberg, 1999 ; Bresnahan et al.,2002). Face à cette panoplie de littérature empirique controversée, il existequatre scénarios expliquant le paradoxe de la productivité : lapossibilité d’une mauvaise mesure des inputs et outputs, le délai dansl’obtention des bénéfices, une redistribution des bénéfices dans le secteur etenfin une mauvaise gestion des SI.Les évaluations fondées sur l’analyse économique, représentent deslimites qui se résument essentiellement dans la négligence des bénéficesintangible qui sont principalement liés aux SI et dans la prise enconsidération que les ratios financiers et comptables tout en limitant le rôlestratégique que jouent les SI.

Compte tenu de ces limites, d’autres approchesvont essayer de mesurer l’impact des SI sur la performance des entreprises enoptant pour une analyse concurrentielle et stratégique. –         Evaluation des SIfondée sur l’analyse concurrentiellePar cette approche, on procède à l’estimation de la contributiondu système d’information dans une perspective stratégique, autrement dit, le SIest évalué en appréciant son poids stratégique. Ceci qualifie le SI comme étantun avantage concurrentiel pour l’organisation, chose qui a été prouvée par lestravaux de Porter et Millar (1982, 1986) qui portent surtout sur les conceptsde la rivalité élargie et de la chaine de valeur.

Les SI et le modèle de la concurrence élargie : Selon Porter (1982)l’environnement externe de toute organisation est influencé par cinq forcesconcurrentielle qu’elle doit maitriser à savoir : l’intensité de laconcurrence, les nouveaux entrants, les produits de substitution, le pouvoir denégociation des clients et le pouvoir de négociation des fournisseurs. En1985, afin de confirmer l’impact des SI sur la concurrence, Porter et Millar proposent étude structurée de l’impact des systèmesd’information sur les cinq forces concurrentielles. Ils montrent que les SIchangent la concurrence et signalent que les SI affectent l’ensemble des cinqforces concurrentielles.La chaîne de valeur et impact des SI : Pour Porter etMillar, chaque activité est composée d’une partie physique visant à réaliserl’activité et d’une partie informationnelle essentielle à la récolte et lacirculation des données.

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Ainsi, la révolution informationnelle affecte lesactivités, en proposant des logiciels d’aide à la décision, en automatisant lesprocessus, en offrant des bases de données colossaux, même si le poids des SIcomme facteur stratégique diffèrent selon les secteurs économiques. 1.1.  Approches processuellesCes approches permettent de mesurer l’investissement mis en faveurdans les systèmes d’information (input) et le résultat obtenu (output), ellesdonnent ainsi la possibilité d’analyser la contribution des systèmesd’information à la performance de l’organisation. Ceci permet également un élargissementdu champ de l’évaluation, dans la mesure où on ne cherche pas simplementd’évaluer la contribution du SI à la création de la performance, mais on tented’évaluer le système d’information en lui-même.

  –         La théorie de lastructuration de Giddens (1987) et l’évaluationAfin de concevoir la nature des interactions entre lestechnologies et les organisations, la théorie de la structuration examineprofondément, dans le cadre de l’évaluation des Systèmes d’information, cesd’interactions entre les technologies et les acteurs.D’une part, cette théorie exposent les effets incertains et nonprévus de l’interaction entre SI et organisation grâce à la prise de consciencede l’importance de l’aspect social et des interprétations concernant latechnologie. Les effets qui résultent de la mise en place d’une technologiepeuvent être très distinctes selon l’entreprise ou l’individu concerné. D’autrepart, les effets de l’implémentation d’un SI dans une organisation s’attachent essentiellementde l’appropriation que l’individu s’en fait. En revanche, les travaux de lathéorie de la structuration en SI n’expriment toujours pas d’importance auxintentions des acteurs, aux notions de pouvoir, de concurrence, de contrôle, àla dimension politique, et plus largement aux relations entre individus.-         L’approchesociotechniqueL’approche sociotechnique estime que toute entreprise estconstituée d’un système social et d’un système technique, et que son efficacitédécoule de l’optimisation et l’amélioration mutuelle de ces deux sous-systèmes,qui fait que si l’un d’eux fonctionne mal, l’organisation risque de rencontrerdes dysfonctionnements.

En effet, dans la recherche en sociotechnique, cetteapproche examine l’articulation et les interfaces techniques qui attachent lesressources humaines et la société, et les ressources humaine à la machine, dontles réseaux informatiques et bases de données.De plus, de nombreuses recherches qui concernent l’évaluation des systèmesd’information insistent sur l’imbrication de l’utilisateur dans le systèmetechnique. Par ailleurs, on peut joindre à ces approches sociotechniques,celles qui renvoient aux problématiques de la concordance (fit) avec les tâchesdes acteurs.

Les points faibles de cette approche se lient aux modalités desinteractions entre le sous-système technique et le sous-système social qui nesont pas assez déterminées. Dans ce sens, l’adaptation nécessaire à l’aboutissementdes objectifs demeure assez floue conceptuellement.